L'Université d'été de l'Alliance royale qui s'est tenue les
29 août et 30 août a rassemblé une cinquantaine de personnes qui ont suivi les travaux organisés sur le thème "l'Exercice de la liberté" . Le secrétaire général a tout d'abord accueilli les
universitaires par un mot de bienvenue et l'annonce officielle de la désignation de Pierre Bernard, ancien maire de Montfermeil et ancien député comme président de l'Alliance royale. Cyrille Henrys
fit également un retour sur les élections européennes: cette campagne a été une réussite au regard de la couverture médiatique et de la mobilisation des militants .La prochaine échéance électorale
est prévue pour les cantonales et les législatives (2011 et 2012)
Au cours d’une récente
émission de Radio Courtoisie, à laquelle participait l’Alliance Royale, le sujet de Jeanne d’Arc était abordé de façon très historienne au milieu d’autres sujets plus politiques, comme c’est
souvent l’usage sur cette excellente radio. Tout à coup, l’orateur, au détour du discours, s’est tourné vers les représentants de l’Alliance et leur a asséné, non sans quelques arguments
convaincants, que la royauté n’a pas toujours été tendre avec la Pucelle d’Orléans, à commencer, disait-il, par Charles VII lui-même, et qu’il avait fallu attendre le XXème siècle pour que Jeanne
d’Arc soit réellement fêtée comme héroïne nationale.
Depuis ce lundi matin, le monde
agricole est un peu plus inquiet encore, si cela était possible au regard des nombreuses crises qui le touchent durement depuis quelques temps (crise du lait, problème de l’écoulement des fruits
de saison, attitude peu accommodante des grandes surfaces et centrales d’achat, etc.) : les producteurs de fruits et légumes français sont mis en cause par la Commission européenne dans une
affaire d’aides versées par l’Etat français entre 1992 et 2002. Ainsi, la Commission de Bruxelles demande le remboursement d’environ 500 millions d’euros, sous peine de condamner la France à lui
payer des astreintes financières lourdes.
Et pour quelle raison l’Union européenne intervient-elle dans une affaire intérieure ? Une fois de plus, c'est le principe majeur du libéralisme qui est mis en avant par la Commission européenne, c'est-à-dire « la libre concurrence non faussée » (sic, quand on connaît la réalité...) inscrite dans le marbre du droit communautaire de l’UE, pour s'en prendre aux producteurs français à nouveau montrés du doigt et fustigés par tous ceux qui s’en prennent aux « privilégiés » (sic, quand on connaît là encore la situation de ces producteurs !).
Soyons clair : ces subventions n'ont pas été volées, loin de là, et il suffit de voir les conditions de travail, de revenus et de vie des agriculteurs pour le constater (à part quelques
"gros" qui, eux, n'ont rien à craindre de l'UE...). N’oublions pas que ces aides sont intervenues dans un contexte difficile pour les producteurs français qui devaient faire face à une
concurrence fort indélicate des producteurs espagnols et italiens (le coût de la main d’œuvre n’est pas exactement le même de ce côté-ci des Pyrénées et des Alpes, et cela fausse bien des
échanges…) et à la pression des grandes surfaces pour vendre moins cher et dégager plus de profits !
La Commission européenne qui s'en prend déjà régulièrement aux produits du terroir et a poussé à une "modernisation" qui a mené au productivisme (il suffit de relire les rapports sur la PAC des
années 60-70 pour s’en convaincre, c'est édifiant !) et à l'élimination sur le terrain de millions d'exploitations en Europe (une chanson de Gilles Servat le rapportait déjà très bien dans les
années 70 !) poursuit son sale boulot de « libéralisation », politique qui ne favorise que les grands intérêts, cette « fortune anonyme et vagabonde »
caractéristique de la globalisation contemporaine : triste, vraiment triste...
Mais il est aussi triste de voir l’aplatissement du ministre français de l’agriculture devant les oukases de Bruxelles : où est l’indépendance, la liberté de notre pays et, surtout, son droit de protéger ses fils, paysans ou autres, lorsque ceux-ci sont dans la difficulté ? Décidément, la France mérite mieux que cette République qui passe son temps à trahir ses enfants, ses métiers, ses terroirs…
Délire autour de la grippe porcine.
Et pas n'importe laquelle : une version mutante du virus, ce fameux H1N1 qui a commencé à faire des victimes et a mis sur les dents l'OMS qui a relevé son seuil
d'alerte au niveau 5 (sur 6), même si la nuit dernière le Mexique est redescendu d'orange à jaune (ouverture des restos, de certains lieux publics...). Après la crise, la pandémie. De quoi faire
tinter une crécelle en criant : “c'est la fin du monde” ? Pas encore semble-t-il. Devenue A, cette grippe qui fut mexicaine et porcine – preuve que le producteur de porcs est plus influent que
celui de poulets puisque la grippe aviaire le resta, elle – ne va pas sans poser questions.
Mais revenons un peu du côté de notre ligne blanche. Car en
attendant, on se prépare avec le Tamiflu des laboratoires Roche, qui est un antiviral mais pas un vaccin. En France les doses (nombreuses, ouf) ont été réparties sur le territoire même si
certains médecins ont l'air de douter de leur efficacité. Le fin mot de tout ça pourrait relever de la parano sur une manipulation de l'industrie pharmaceutique et un art consommé de sa part
avec les collusions d'intérêts entre différentes puissances financières pour faire grimper la peur. Sans aller jusqu'à la théorie du complot (dont l'inverse existe aussi : on nous referait le
coup de Tchernobyl en nous mentant alors que le danger serait imminent), on peut dire que Sanofi-Aventis a du nez.
Comment faire comprendre à
nos concitoyens la nécessité de renoncer à ce qui, aujourd’hui, leur paraît comme un droit inaliénable de l’électeur, à cette élection présidentielle voulue par le général de Gaulle comme une forme
de sacre populaire et la légitimation de la politique, de la présence même de l’élu au faîte de l’Etat ? Et pourtant ! Cette élection a perdu beaucoup de son aura ces dernières années auprès d’une
part croissante des électeurs, et la dernière, celle de 2007, a laissé un certain goût de cendres dans la bouche, autant chez ceux de Ségolène Royal que de Nicolas Sarkozy… D’ailleurs, le choix
était-il si clair que cela, dans les raisons mêmes des votes de chacun ? Et puis, qui, en définitive, choisit les candidats de cette présidentielle ? La sélection partisane préalable n’est-elle pas
une limitation de ce droit d’élire le Chef de l’Etat sans a priori ? Mais ces remarques faites, il faut bien reconnaître que ce jeu électoral présidentiel apparaît aussi comme une forme de
respiration politique dont les Français ressentent le besoin : c’est pourtant l’asphyxie qui menace !
Car cette élection présidentielle ne garantit ni l’indépendance
ni même, en ces heures de dépréciation de l’autorité, la reconnaissance de la fonction arbitrale et décisionnelle de la magistrature suprême de l’Etat : élection donc imparfaite pour permettre au
détenteur de la plus haute fonction de l’Etat de parler et d’agir selon l’intérêt commun… Que l’on ne s’étonne pas, donc, de la dérive qualifiée d’autoritaire par certains (un Pouvoir autoritaire
n’est-il pas la preuve que l’autorité de ce Pouvoir-là n’est pas respectée « naturellement ? ») de la République actuelle : « En fait, le pouvoir sarkozyste apparaît à l’usage comme une perversion
de l’Etat fort. En quelques mois, Nicolas Sarkozy a établi un système de pouvoir personnel et clanique dont la République n’offre pas d’autres exemples. Le premier ministre est réduit à un rôle de
comparse ; les ministres sont ravalés au rang de simples exécutants de la volonté du Président. (…) Après cela, l’intention affichée de redorer le blason des Assemblées paraît une provocation.
Péguy aurait parlé d’une « opération de feintise ». Ce pouvoir a pour autre vice d’être clanique. (…) Nous sommes entrés dans un système de cour dans lequel le prince distribue et retire les
faveurs. » (Jean-Paul Bled, in « Les cahiers de l’indépendance », janvier 2009). Ainsi, la République présidentielle mène-t-elle l’Etat au discrédit et le Politique à la défaveur près de nos
concitoyens, au risque d’entraîner une contestation de ces deux piliers nécessaires à toute société humaine ordonnée, une contestation qui peut, si l’on n’y prend garde, « se tromper de colère » et
affaiblir notre pays.
Nicolas Sarkozy a encore décidé de lancer un grand emprunt auprès des
Français. Une vieille recette déjà utilisée notamment lorsqu'il était ministre du budget de Balladur, mais aussi par ses prédécesseurs Mr Giscard et Mr Pinay.L'Etat qui emprunte déjà aux banques environ 200 milliards d'euros par ans sur les marchés financiers se retournent ainsi vers les particuliers une nouvelle fois. Sans êtres précisément affecté, l'emprunt Sarkozy. Car, pour être plus attractifs que le marché, l'Etat ne lésinera pas sur sa rémunération. Sauf que, en proposant un rendement financier plus intéressant que le marché la puissance publique augmente d'autant le cout de la dette collective qui atteint déjà les 80% du PIB. Tous les grands emprunts se sont révélés extrêmement coûteux et même parfois des désastres pour le budget national. visera à financer "les dépenses et les investissements d'avenir ". Cet emprunt a toutes les apparences d'un nouveau plan de relance qui n'ose pas vraiment dire son nom. S'il s'agit d'un emprunt populaire, c'est en tout cas un bonus pour les épargants
Par exemple, à lui seul, l'emprunt Giscard a rapporté 7 milliards de francs en 1973, mais son remboursement a coûté plus de 80 milliards. Quant à l'emprunt Balladur, il a permis de récupérer près de 110 milliards de francs dans les caisses de l'Etat mais aurait coûté plus de 180 milliards! Bref, derrière le gagnant apparent qu'est l'épargnant prêteur, en amont, il ne faut pas oublier le perdant qu'est le contribuable. De plus, qui aura les moyens de prêter de l'argent à l'Etat?? Chercher bien... c'est simple, vos enfants! Certainement pas les Français de la France d'en bas dont parlait Raffarin, mais les personnes les plus aisées, qui se verront par la suite rembourser cet emprunt avec de confortables intérêts. Et à votre avis qui réglera, un jour ou l'autre, cet emprunt sous forme d'impots