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Ce 14 juillet 2009, c’est l’Inde qui
était à l’honneur lors du traditionnel défilé militaire des Champs Elysées, et il faut souhaiter que cette présence d’un détachement indien et du premier ministre de ce pays asiatique soit
l’annonce d’une nouvelle politique d’alliance, plus audacieuse, entre la France et l’Inde : c’est le souhait de Jean-Joseph Boillot exprimé dans « Le Monde » du 15 juillet, et c’est aussi le mien !
Il faut bien noter que, ces dernières décennies, notre pays a ignoré l’Inde, pour la simple raison que la Chine attirait à elle tous les regards et toutes les convoitises, par son ouverture
économique et son marché prometteur de plus d’un milliard trois cents millions d’habitants (l’Inde en compte près d’un milliard deux cents millions…), et surtout par le fait que le système
politique chinois évitait les « mauvaises surprises » sociales pour les investisseurs : pas de grève ni de contestation, a priori, dans une dictature communiste…
sinon traditionnelles, de l’Union européenne en négligeant, parfois par dilettantisme, sa propre diplomatie historique, cette diplomatie « capétienne » reprise (en partie) par le
général de Gaulle, et en oubliant cette formule d’indépendance nationale qui faisait de la France une « puissance médiatrice » susceptible de rallier à elle les pays qui n’étaient pas « dominants »
sur la planète : du coup, la France s’est peu à peu laissée piéger par la logique bipolaire du « G2 », de la confrontation-négociation « Chine-Etats-Unis », qui semble rattacher l’Union européenne
au bloc atlantiste (d’où la récente réintégration de notre pays dans le commandement intégré de l’Otan, inévitable dans cette logique-là) et qui valorise, dans le même temps, le géant chinois comme
principal vecteur productif de la mondialisation en cours (« la Chine, atelier du monde et puissance économique incontournable »). La France doit jouer son jeu propre et l’Inde peut s’avérer un
partenaire fiable et responsable, au moment où ce géant asiatique cherche à éviter le triomphe du G2 et veut jouer, lui aussi, sa partition dans la nouvelle « multipolarité » mondiale. Bien sûr, il
y a beaucoup de travail à faire et l’Inde elle-même doit penser au-delà de sa propre attraction traditionnelle pour l’ancien colonisateur anglais : ne doit-elle pas, par exemple, permettre une
ouverture plus large à la francophonie, et réactiver les liens anciens jadis créés par « l’Inde française », celle des comptoirs, de Pondichéry et Chandernagor ? Et inversement, la France ne
doit-elle pas porter plus d’intérêt pour ce pays et sa culture ?
Pour nous cette réforme sur le travail le dimanche est inacceptable !!! Le dimanche est un jour privilégié. C’est une journée sacrée pour les Chrétiens, bien entendu, mais
c’est aussi un jour privilégié pour les familles. Laisser la société de consommation s’emparer du dimanche privera beaucoup de Français de la dernière chance qu’il leur restait de se retrouver en
famille de façon régulière et de s’y épanouir.
L'Alliance
appelle de tous ses veux la promotion en France d'une agriculture économiquement viable et respectueuse de l'environnement, et ce pour de multiples raisons. L'agriculture fait partie de notre
patrimoine culturel et constitue une réponse à la crise d'identité française. Elle est indispensable pour sauvegarder notre patrimoine naturel et éviter la désertification des campagnes. Elle
permet l'autosuffisance alimentaire, question stratégique pour un pays souverain, un peu vite oubliée aujourd'hui. Elle ouvre enfin des perspectives de diversification énergétique.
Mais l'agriculture doit tout d'abord s'inscrire dans une dynamique économique positive. Il faut pour cela défendre le patrimoine agricole en défiscalisant la transmission de la propriété foncière entre agriculteurs. Il faut aussi stopper le système des subventions qui déprime les agriculteurs et profite aux gros producteurs, sauf pour des besoins spécifiques de l'Etat, et réintroduire l'économie de marché en protégeant les prix par des taxes à l'importation. Il est enfin vital de supprimer les charges sociales qui taxent le travail et tuent les entreprises agricoles et leur substituer une politique sociale fondée sur l'impôt sur la création de valeur (voir dans notre programme 2007 la question de la réforme de la solidarité sociale). Finalement, l'agriculture peut être représentée politiquement par la démocratie équitable au niveau régional comme au niveau national : le système d'élection par corps sociaux, proposé par l'Alliance royale, donnera un poids électoral conséquent aux entrepreneurs agricoles (collèges des entrepreneurs) et aux employés agricoles (collège des salariés) dans les départements ruraux (voir également notre programme politique 2007 sur la réforme parlementaire).
Revenons brièvement sur le point particulier des taxes. Les taxes permettent d'aligner les prix des matières importées sur le prix de marché français et de remettre ainsi l'agriculture dans une vraie dynamique économique. Elles permettent aussi d'orienter la production des pays pauvres vers l'autosuffisance alimentaire et non l'exportation vers les pays riches. Les taxes douanières sont un moyen efficace de préserver notre agriculture, bien plus efficace que les subventions. Notons que rien n'empêche en principe d'appliquer ces taxes aux frontières européennes et de laisser librement circuler les produits agricoles dans une zone économique. Mais cela doit se faire dans le cadre d'un traité entre Etats souverains, de façon réversible, L'agriculture exige enfin la responsabilisation des agriculteurs, selon le principe de subsidiarité. Bien sûr, les exigences de plus en plus fortes en matière de sécurité sanitaire, de mise en valeur des paysages, de prise en compte de la biodiversité, de bien-être animal, imposent de penser l'agriculture différemment, sans rompre la dynamique économique dont nous parlions précédemment. Mais si des normes doivent s'imposer aux agriculteurs, elles doivent l'être de façon concertée. Pour cela il faut bien entendu une instance politique déliée des querelles partisanes et capable de donner au gouvernement des directives dans le sens de la préservation du patrimoine qui soient dictées par autre chose que des considérations idéologiques ou électorales : c'est le Haut Conseil, institution régalienne que nous décrivons dans notre programme présidentiel 2007. Mais il faut également faire participer les agriculteurs à l'élaboration des normes, par la représentation parlementaire des corps sociaux, dans le cadre de la démocratie équitable mentionnée précédemment.
J'entendais hier le commentaire d'un prof de philo sur
la démocratie. Pour lui, elle est inséparable de la république, puisque par le débat le peuple souverain organise des institutions (la Loi) qui font que le peuple délègue le pouvoir à des
représentants, la politique obéissant à la Loi et non à la décision d'un homme seul (comme dans le cas d'un roi, d'un dictateur ou d'un tyran). Il assimile les monarchies constitutionnelles à une
république, puisque le roi y obéit à la constitution, c'est à dire à la Loi.
Ce même prof précisait, et je pensais à notre combat de royalistes,
que dès lors qu'il y a des partisans de la démocratie, et des opposants à la démocratie; les partisans de la démocratie vont naturellement proposer aux opposants de se mettre autour de la table et
d'exposer leur point de vue; dès que les opposants à la démocratie se seront mis à table pour dénoncer la démocratie, ils acceptent celle-ci de facto en acceptant le dialogue. Un certain nombre
d'ultra nous reprochent notre combat électoral, pour cette raison précise. Opposés à la démocratie, ils refusent de se mettre à table pour en parler. Ceci a le mérite d'être clair. Ce qui l'est
moins en revanche, c'est le comportement de soi-disants démocrates, qui pratiquent la fraude et en cela bafouent le démocratie.
Après un an pendant lequel il a pris
du recul, Yves-Marie Adeline a souhaité céder sa place en tant que Président de l’Alliance royale. Comme fondateur, il a joué un rôle irremplaçable dans la création et la mise en action de notre
mouvement et nous laisse un héritage intellectuel qui structure véritablement toutes nos propositions institutionnelles et notre action politique. En lui demandant de devenir Président d’honneur de
l’Alliance royale, nous manifestons notre reconnaissance à tous et nous signifions combien nous lui sommes redevables de cette "renaissance" de l’action politique royaliste.
Pour le remplacer, nous avons voulu à la fois assurer la continuité et choisir une personnalité qui a montré en actes son courage et son dévouement au bien commun. Nous avons consulté l’ensemble des délégués de l’Alliance royale et proposé à notre Vice-président, Pierre Bernard, de reprendre le flambeau, ce qu’il a accepté. Ancien maire de Montfermeil et ancien député, il est connu pour avoir pris avec détermination ses responsabilités dans un contexte local et politique difficile. En devenant le deuxième président de notre parti, il garantira son bon fonctionnement et veillera à ce que l’Alliance royale poursuive sa route sur les bases mises en place par Yves-Marie Adeline.
Le bureau (composé de Cyrille Henrys, Robert de Prévoisin, Bruno Castanier et Dominique Hamel) reste inchangé et continue son travail sous cette nouvelle présidence.