Ce résumé de l'oeuvre de Jacqueline de Romilly intitulé "Problèmes de la démocratie grecque" est destiné à découvrir sous un nouvel angle ce qui nous est souvent présenté comme un modèle, si ce n'est comme l'archétype des démocraties modernes. Le principe démocratique a été posé dans l'Antiquité, et, pour le politiquement correct, l'on ne saurait contester la sagesse des anciens à ce sujet. Le politiquement correct est même prêt à pardonner ou éluder les questions relatives à l'esclavage, au statut des femmes, à l'eugénisme, car ils ont tout de même "inventé la liberté".
Mais que l'on vienne dire que la démocratie athénienne n'était pas si parfaite que cela, qu'elle profitait souvent aux démagogues, qu'elle corrompait les moeurs et qu'elle soumettait Athènes à
toutes les trahisons, alors l'anathème public vous sera jeté par ceux-là mêmes qui se tiennent pour les tenants de la raison véritable. Mais ceci ne doit pas nous pousser à faire l'économie de la
connaissance historique.
Bien sûr, ce résumé ne saurait remplacer la lecture de l'oeuvre d'origine, plus riche en exemples et en explications. L'auteur est d'ailleurs d'autant plus exhaustive qu'elle prétend vouloir
perfectionner la démocratie moderne en observant les erreurs de la démocratie antique. Il est vrai que les ressemblances sont troublantes. Mais je suis dubitatif quant à la capacité de la Ve
république d'évoluer vers une meilleur représentativité du peuple.
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