Mercredi 17 juin 2009
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Spécialiste des comptes de la présidence de la République, le
député socialiste René Dosière a publié mardi un rapport épinglant des dépenses en forte hausse et des «manipulations budgétaires» du palait de l'Elysée. Le professeur Dosière a sorti son feutre
rouge: Explosion" des dépenses, "absence" de transparence, poursuite des "errements anciens" et même "manipulations budgétaires"...
Selon les chiffres officiels de Bercy, les dépenses de l'Elysée se sont élevées l'an dernier à un peu plus de 113 millions d'euros, soit 3 millions de plus que le budget voté par le Parlement. Une
augmentation de 18,5% par rapport à 2007, soit "un rythme 7 fois supérieur à l'évolution du budget de l'Etat", selon M. Dosière, qui épluche les budgets de la présidence depuis les années Chirac.
Dans un rapport intitulé "Transparence du budget de l'Elysée: promesses non tenues", l'élu de l'Aisne souligne que "les restrictions budgétaires imposées aux administrations et que chaque
fonctionnaire constate dans son travail quotidien ne s'appliquent donc pas aux services de la présidence". Il déplore aussi que les charges courantes, recouvrant des postes très variés (réceptions,
alimentation, téléphone, courrier, carburants, électricité...) et en hausse de 51%, ne soient pas détaillées, contrairement aux "engagements solennels" pris devant le Parlement.Autre signe de cette opacité, selon Dosière: combien de fonctionnaires travaillant à l’Elysée sont «mis à disposition par les ministères» ? Le député a obtenu de ces
derniers six réponses différentes pour la fin 2007: de 860 à ... 882 personnes. Notant une "absence de transparence", M. Dosière accuse l'Elysée de mener une
"politique de communication" voire même de recourir à des "manipulations budgétaires" pour "dissimuler la réalité" des dépenses. Et de citer l'exemple de la garden-party du 14 juillet qui,
contrairement aux commentaires de l'Elysée, a coûté plus cher que celle de 2007 (475.000 euros, soit +13,4%), le nombre d'invités passant de 5.500 à 7.050.
Seul un poste de dépenses auraient réellement diminué, celui des aides sociales traditionnellement accordées aux personnes en grande difficulté, avec -
22%.
Par AR. blog
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Publié dans : ACTUALITE
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