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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 12:54

Première partie

J'entendais hier le commentaire d'un prof de philo sur la démocratie. Pour lui, elle est inséparable de la république, puisque par le débat le peuple souverain organise des institutions (la Loi) qui font que le peuple délègue le pouvoir à des représentants, la politique obéissant à la Loi et non à la décision d'un homme seul (comme dans le cas d'un roi, d'un dictateur ou d'un tyran). Il assimile les monarchies constitutionnelles à une république, puisque le roi y obéit à la constitution, c'est à dire à la Loi.

Toutefois, il signale le danger qu'il y a à porter sur la place publique le débat sur des points de désaccords, afin de les trancher, facilitant ainsi la naissance de clans opposés, de partis, dont l'animosité sera plus grande puisque les divergences ont été évoquées. Interrogé sur les champs où doivent s'exercer la démocratie, il constate qu'elle ne peut s'exercer au sein de la famille (où les enfants ne peuvent choisir leurs parents, comme on choisit un président), ni à l'école où il y a une relation de professeur à élèves, celui qui dispense le savoir et ceux qui le reçoivent. Avec des nuances, bien sûr : à l'école, l'élection de délégués des élèves pourra permettre une organisation du travail, tandis que le professeur est maître du travail qu'il demande aux élèves.

Deux points méritent ici mon commentaire : que sait le peuple, qui lui permette de prendre les bonnes décisions ? La somme de nombreuses erreurs ne fait pas une vérité. Le peuple peut donc être comparé à ces élèves, qui organiseront leur vie en commun par l'élection de délégués, tandis que le roi aura le pouvoir du professeur, de celui qui sait. C'est le sens de la plateforme de l'Alliance royale, qui n'a rien inventé puisqu'elle s'appuie sur... la constitution de la Vè répubilque... un président élu pour 5 ans qui est remplacé par un roi, puis un 1er ministre et un gouvernement pour organiser la politique de la France. Par ailleurs, puisque mettre le débat sur la place publique comporte un risque de durcissement de l'opposition entre les différentes opinions, mais puisque toutefois ce débat est utile, il y a nécessité de placer un arbitre à la tête de l'Etat, qui saura faire cesser les conflits. Certainement pas le président, qui est issu d'un parti, mais bien évidemment le roi.

Deuxième partie

Ce même prof précisait, et je pensais à notre combat de royalistes, que dès lors qu'il y a des partisans de la démocratie, et des opposants à la démocratie; les partisans de la démocratie vont naturellement proposer aux opposants de se mettre autour de la table et d'exposer leur point de vue; dès que les opposants à la démocratie se seront mis à table pour dénoncer la démocratie, ils acceptent celle-ci de facto en acceptant le dialogue. Un certain nombre d'ultra nous reprochent notre combat électoral, pour cette raison précise. Opposés à la démocratie, ils refusent de se mettre à table pour en parler. Ceci a le mérite d'être clair. Ce qui l'est moins en revanche, c'est le comportement de soi-disants démocrates, qui pratiquent la fraude et en cela bafouent le démocratie.


Je m'explique :

Lors des élections européennes du mois dernier, nous avons de plus en plus de témoignages de personnes qui ont mis leur bulletin dans l'urne pour "Une France royale au coeur de l'Europe". Le soir au dépouillement, Alliance royale, zéro !
J'en ai encore eu l'information ce WE dans un bureau de vote de La Rochelle : deux suffrages exprimés, résultat zéro.

Dans ce cas, comment pouvons nous compter nos forces ? Avons nous été 4500, 10000, 150000 ? Premier résultat, messieurs les tricheurs, nous savons que nos forces sont sous évaluées mais nous ne savons pas de combien. Deuxième résultat, vous avez bafoué l'exercice de la démocratie. En cela, vous vous êtes retirés de la table et, devenant fraudeurs, vous êtes devenus des tyrans.

Nous qui sommes démocrates et qui, par conséquent, nous sommes présentés au suffrage des Français, nous n'acceptons pas ce comportement. Nous souhaitons que la république qui aujourd'hui dirige les débats fasse la lumière sur ces fautes, réprimande les fraudeurs et empêche que cela se reproduise.

Par AR. blog - Publié dans : ACTUALITE - Recommander
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